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 Bombshell [Emilien]

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Izaki Jackson
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MessageSujet: Bombshell [Emilien]   Sam 28 Juin - 12:23


La lune brillant dans le ciel ne réchauffait pas l'atmosphère, déjà bien glauque. Elle n'était pas persuadée de faire le bon choix mais elle devait le faire. Elle le sentait au fond d'elle, l'heure était venue. Elle devait absolument le tuer alors qu'il était aux portes du bonheur. Bien sûr, elle n'était pas sûre de réussir mais au moins elle aurait essayé et elle ne laisserait pas le remords la ronger pendant toute sa vie. C'était maintenant ou jamais. Elle ne pouvait pas se rater. Elle rajusta son sabre à sa taille et déglutit.
En contrebas, elle voyait le manoir où elle était née, le manoir où elle avait passé toute son enfance. Celui où elle avait épousé son frère et celui où elle l'avait empoisonné. Un poison que ne l'avait pas tué mais qui l'avait quand même affaibli. Elle savait que chaque minute de sa vie depuis qu'elle l'avait laissé pour mort dans ce lit était une souffrance. Même s'il avait des anti-douleurs, il ne pouvait pas empêcher une douleur aiguë de lui entraver les sens de temps à autres. Et il ne pouvait pas non plus empêcher le poison de le ronger un peu plus chaque jour.
Mais ce n'était pas lui qu'elle venait tuer cette nuit. Non, elle voulait que Lilith souffre avant de mourir. Ce soir, elle était venue achever Naile. Il se mariait avec la princesse de Gothik City ce soir et elle ne pouvait pas le laisser atteindre le bonheur et une telle ascension sociale comme cela. Elle ne pouvait pas se permettre de le laisser s'en sortir. Qui plus est, s'il devenait Prince de Gothik City, elle aurait beaucoup plus de mal à l'atteindre. Elle devait mettre fin à ses nuits pendant le banquet qui suivrait le mariage. Le cortège venait de revenir du temple sataniste et elle voyait la jeune mariée de loin. Elle s'en voulait un peu de la faire veuve mais elle ne pensait pas qu'elle l'aimait de toute façon. Ses faux sourires et ses minauderies ne pouvaient pas la tromper. Elle avait exactement la même attitude quand elle avait épousé Lilith.
Elle dévala la pente avec appréhension et pénétra telle une ombre dans le manoir par la porte des cuisines. Celles-ci étaient animées. C'était un supplice de Tantale de ne pas goûter à tous les plats comme elle le faisait autrefois. Elle avait pourtant tout cela à portée et Naile l'avait invitée à son mariage, pour faire la paix. Elle pouvait renoncer à sa vengeance et reprendre une vie honorable aux côté de ses frères.
Mais il était trop tard. Elle avait une vie à Modernis et ils lui avaient fait beaucoup trop de mal. Elle ne pouvait pas leur pardonner une telle plaie béante. Ils méritaient de mourir. Déglutissant, elle se glissa dans l'ombre. Les mariés dansaient au milieu de la salle de réception. La princesse Lucie était magnifique dans sa robe beige et dorée, elle lui apportait une teinte de jovialité. Le dos de sa robe était uniquement fait de dentelle et elle gardait toujours ce côté sexy qu'elle arborait si bien. Elle prit l'apparence d'un garde pour se rapprocher de la table des mariés et garder son épée à la taille. Le Comte lui jeta un regard étrange mais elle le remarqua à peine.
Lorsque les mariés vinrent se rasseoir, Izaki trancha sans hésiter la tête de son frère. Elle savait que la plaie était déjà cicatrisée et que cela signifiait la mort. Elle fuit ensuite, profitant des cris et de la panique pour courir le plus loin possible. Une fois sur les toits, elle reprit sa forme naturelle et  ne cessa de courir qu'une fois au niveau du Château comtal. Regardant autour d'elle, elle ne put que se sentir soulagée que personne ne l'ait suivi.
C'est pourquoi elle se sentit immensément surprise quand elle sentit une main ferme lui attraper le bras. Elle se défit de la prise de l'homme assez facilement mais elle dut quand même lui faire face. Le Comte lui même se tenait devant elle. Déglutissant, elle lui sourit. Après tout, elle n'avait rien à se reprocher, hm ? Elle fit une courbette et sourit.


« Bonsoir monsieur le Comte, que faites-vous sur ce toit par cette froide nuit d'hiver ? »

Quelque part en dessous d'eux, sur la place du Château, un poète récitait les Sonnets pour la Belle Lune. Ils semblaient à présent bien inquiétants.
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Emilien von Dast
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MessageSujet: Re: Bombshell [Emilien]   Mar 15 Juil - 16:34

L'heure était à la fête. Le bonheur d'Emilien était mitigé. Bien sûr, il ne pouvait qu'être satisfait que sa fille soit enfin lié à un noble digne, qui la comblerait de bijoux. Mais c'était bien là le problème. Il n'était que satisfait. Pas heureux. Et Lucie ne le serait probablement jamais. Mais il n'avait pas eu d'autre choix que d'accélérer les choses quand il s'était rendu compte qu'elle folâtrait bien trop souvent avec le même petit palefrenier.

Il se rapprocha de sa fille en se glissant entre les invités, serrés étroitement dans la petite salle de réception du manoir Castellis. Enfin, petite... Elle était énorme, mais en comparaison de celle du château, ce n'était rien. Et d'ailleurs, la salle de bal du château n'aurait pas été de trop pour accueillir tous les convives, mais le marié avait lourdement insisté pour prendre la fête à sa charge, afin de faire montre de sa bonne foi. Adorable, avait songé Emilien.
Lucie buvait un verre de sang, prenant garde à ne pas tâcher les bracelets de satin blancs qui masquaient ses poignets fins, ou sa longue robe blanche recouverte de petits diamants, largement décolletée jusqu'au nombril et ouverte dans le dos. Au moins, elle plairait à son mari lorsqu'ils rejoindraient la chambre.

Il enlaça la princesse et l'embrassa sur la joue, sans parvenir à lui arracher la moindre expression sur le visage. Lucie restait égale à elle même, elle ne semblait être capable de jouir de rien.

« Je suis fier de toi, Lucie. Tu verras, ta vie sera bien plus belle à partir de maintenant. »

Elle ne répondit rien et avant qu'Emilien ait pu tenté quoique ce soit d'autre, une agitation soudaine transforma la fête en scène d'horreur. Il tourna la tête vers l'épicentre du phénomène de fuite générale et remarqua un corps, décapité, gisant sur le carrelage.

« Père, quelqu'un vient de trancher la tête de mon mari. »

Emilien eut la présence d'esprit de vouloir se précipiter au secours de son gendre. Il pouvait encore être sauvé. Mais un coup d’œil en direction de sa fille, immobile au milieu de la marée de plus en plus mince de gens fuyant, l'en dissuada. Il retira sa veste brodée d'or et courut vers une fenêtre dont il brisa la vitre d'un coup de coude. Une fois dehors, il inspecta les alentours, jusqu'à apercevoir une silhouette qui se déplaçait lestement de toit en toit. Il était prêt à parier qu'elle était accompagnée d'une odeur de sang frais.
Il escalada lestement le mur nord du manoir et courut à la suite du suspect. Ce dernier le conduisit jusqu'au château, endroit où il put mettre à profit sa connaissance du terrain. Il put prendre la silhouette à revers et la tira par le bras pour l'obliger à lui faire face. Devant son visage, il eut un instant d'hésitation et fronça les sourcils.

« Vous ? Ce n'était pas ce à quoi je m'attendais. »

Il avait pensé à ce garde dont il avait croisé le regard plus tôt dans la soirée. Son air lui avait paru étrange. Et aussi le simple fait qu'il déambule parmi les invités comme si de rien n'était. Pourtant, ce n'était pas lui qu'il avait en face et il ne pouvait douter de la culpabilité de cette femme qu'il ne connaissait pas. Elle portait une légère odeur de sang.
Elle se libéra de sa prise mais ne chercha pas à le fuir. Ca aurait été inutile, il l'aurait aussitôt rattrapée. Après s'être légèrement inclinée, d'une façon loin d'être appropriée, elle le salua avec une familiarité déplacée.

« Et bien je viens voir qui a osé trancher le cou de mon gendre. Savez vous combien il m'a coûté, en temps comme en or, pour trouver un homme qui corresponde à ma fille ? C'est un beau gâchis. »

Oui, c'était vrai. Mais il ne pouvait s'empêcher de trouver également la situation amusante. Lucie ne voulait pas de cet homme et le destin jouait en sa faveur. A moins que... ?

« La princesse Lucie vous a-t-elle commandité ce crime ? »

Elle en aurait été capable, il en était persuadé.
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MessageSujet: Re: Bombshell [Emilien]   Lun 11 Aoû - 9:50


Un frisson parcourut le dos d'Izaki. Voilà bien longtemps que personne ne lui avait rien demandé de tel. Elle n'était pas censée être reconnaissable, elle n'aurait pas dû reprendre sa forme habituelle et fuir plus loin, jusqu'à Modernis. Elle n'avait pas besoin de reprendre son souffle et pourtant elle avait ressenti le besoin de s'arrêter. Elle ne savait pas pourquoi, peut-être parce qu'elle avait senti inconsciemment que le Comte la suivait. Ou peut-être qu'elle voulait rester à Gothik City un peu plus longtemps, par pure nostalgie.
Naile était mort maintenant et la seule chose qui la rattachait à présent était la vie du frère du marié qui ne tenait plus qu'à un fil. Que ferait-elle quand il serait mort ? Est-ce qu'elle viendrait clamer son droit sur le manoir Castellis ? Parce que oui, Naile mort sans héritier et Lilith empoisonné jusqu'à la moelle, elle était le dernier espoir de donner un héritier aux Castellis.
Elle ne voulait pas revenir ici, se plier aux usages ou être de nouveau contrainte à l’étiquette. Qu'ils se débrouillent. La famille Castellis ne mourrait pas, des cousins éloignés reprendraient les rênes sûrement. Quant à Izaki, elle ne pouvait pas se permettre de revenir ici et de raviver des souvenirs douloureux et embarrassants. Alors pourquoi est-ce qu'elle voulait rester sur ce toit à s'enivrer des odeurs du marché et de l'air frais qui lui chatouillait le visage ? Elle n'avait plus rien à faire là.
La voix du Comte la tira de ses pensées et elle sourit doucement, baissant la tête. Rien ne servirait de nier ce que le Comte savait déjà. Elle ne voulait pas se perdre en négation inutile et puis de toute façon, elle ne risquait rien. S'il voulait la faire exécuter, elle s'enfuirait, d'une manière ou d'une autre. Elle n'était pas encore prête à se faire couper la tête, deux ou trois contrats l'attendaient à Modernis et elle ne voulait pas entacher son image.
La dernière phrase d'Emilien Ier lui fit échapper un rire malencontreux, mi-moqueur, mi-amusé. La princesse Lucie ? Izaki ne l'avait même jamais rencontré. Oh non, les raisons étaient bien plus profondes que cela.


« Non, la Princesse Lucie ne m'a rien demandé, j'ai fait ça de mon propre chef. »

Elle laissa un silence planer et elle s'assit sur le toit recouvert de mousse, peu inquiète de tâcher son pantalon. Elle sentait que cette discussion risquait de s'étendre un peu trop longtemps pour rester debout.

« Naile Castellis était mon frère. Je l'ai tué pour me venger de ce qu'il nous a fait, à moi et ma mère, voilà tout. »

Un nouveau silence s'installa entre eux et elle fit son sourire le plus charmant au Comte.

« Je suis désolée du tort que cela a pu vous causer mais si cela peut vous consoler, il était - »

Un bruit sec la coupa dans sa phrase et elle vit un homme sur le toit opposé accompagné de trois collègues. Ils portaient les armoiries des Castellis. Merde, ils avaient été retrouvés ! Elle se leva avec tant de force que les tuiles sous ses pieds émirent un craquement de désapprobation. La tueuse à gages  para deux couteaux qui se dirigeaient vers elle avec son sabre et se mordit la lèvre.

« Impuissant. Naile était impuissant. Maintenant, je pense que vous devriez vous en aller, vous pourriez être blessé, monsieur le Comte. »

Elle sauta ensuite sur le toit voisin se mit en garde. Encore un combat et elle serait en dehors de Gothik City.
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Emilien von Dast
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MessageSujet: Re: Bombshell [Emilien]   Lun 11 Aoû - 15:35

Il s'était trompé. Lucie n'avait aucunement commandité cet assassinat. En fait, personne ne l'avait fait. Quelque part, il était déçu. Aucune personne n'aimait assez sa fille pour essayer de la délivrer d'une union injuste... A moins qu'il n'ait simplement pas attendu assez longtemps. Qui sait ? Yvan avait peut être prévu quelque chose. Ce qui était certain, c'était que cette jeune personne avait agit d'elle même. Ou alors elle mentait, mais Emilien se targuait d'avoir un certain don pour déceler les mensonges et s'il s'y fiait, il pouvait dire qu'elle racontait la vérité.
Il la regarda se laisser tomber sur le toit, assise tout simplement, détendue. Elle portait un pantalon. Ce détail ne pouvait qu'accrocher son regard perçant. Ses cuisses étaient mises en valeur par le tissu tendu et ne laissait presque aucun mystère. Emilien hésitait entre l'appréciation et la déception.
Il apprit ensuite que le marié, Naile, avait été son frère. Et un beau salaud, apparemment. Il n'avait pas entendu parler d'une affaire concernant cette famille qui soit à ce point sordide qu'elle mérite une vengeance par la mort, mais malgré qu'il était Emilien Ier, bien des choses lui échappaient toujours. Il préféra garder le silence pour le moment, même s'il devrait tôt ou tard la condamner à l'enfermement, ne serait ce que pour une dizaine d'années. Il avait pitié d'elle, un peu. Et il lui était reconnaissant. Pour sa fille. Oui, dix ans, ce n'était pas cher payé.

Elle s'excusa alors pour le désagrément. Emilien, une main sur l'estomac, s'inclina très brièvement, à peine une flexion du buste. Il allait aborder le sujet de la prison quand ils furent interrompus par quatre hommes. Emilien reconnut presque immédiatement l'emblème cousu sur leur manteau comme étant celui de la maison Castellis. La maison de cette femme qui avait tué son frère le jour du mariage de ce dernier.
Elle partit brusquement après lui avoir révélé que Naile avait été stérile. Emilien sourit. Il était certain que Lucie avait déjà vu cette nuit dans ses visions.

Il n'écouta pas les conseils de la jeune femme et resta immobile sur le toit, à la regarder s'enfuir sur le toit, prenant garde à sa direction – la sortie de la ville – et attendant que les deux hommes de Castellis qui se dirigeaient dans sa direction le rejoignent. L'un d'eux lui attrapa durement le bras.

« Tu aurais dû t'enfuir, complice. Vous allez être exposés devant la justice du Comte et condamnés à mort ! Mais si tu te défends, je me ferais une joie de raccourcir les délais. »

Emilien le regarda. L'homme, de toute évidence trop éméché pour le reconnaître, avait son sabre à la main, qui disposait d'une large lame recourbée. Le Comte lui sourit et le cloua sur place avec son regard à la fois chaud et glacé. L'homme hésita. Emilien lui tordit le poignet et l'assomma à l'aide de la poignée, un coup sec sur la nuque qui suffit à le faire céder. Le vampire fit tourner l'arme deux fois dans sa main et la glissa sous sa ceinture. Puis, il daigna porter son attention sur l'autre homme, qui était plus loin et beaucoup plus hésitant. Il semblait avoir compris l'erreur de son collègue et tomba à genoux, le front touchant presque les tuiles du toit. Emilien n'avait pas plus de temps à perdre. Il courut à la poursuite de la sœur de Naile.

Il rattrapa d'abord le premier de ses poursuivants. Brandissant le sabre, il l'abattit à l'arrière des genoux de l'homme avant même qu'il ne s'aperçoive de sa présence. Il en restait un. Ce dernier s'arrêta soudain, alors qu'il était plus en hauteur que la jeune femme. Il décrocha une arbalète chargée de son dos. Emilien était trop loin pour l'en empêcher.

« Attention ! cria-t-il à l'intention de la meurtrière. Baissez vous ! »

Le carreau partit. Emilien ignorait si la pointe en était empoisonnée ou si le tireur savait comment tuer un vampire d'un coup. Avec les capacités de leur race, c'était théoriquement possible. Ne pouvant plus l'empêcher d'agir, Emilien ignora le garde du manoir Castellis et plongea du toit, cherchant la jeune femme du regard, alors qu'un autre carreau frôlait son bras droit.
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MessageSujet: Re: Bombshell [Emilien]   Ven 29 Aoû - 18:38

♪ my name is stain ♪

Le frisson. Elle n'avait pas ressenti l'air de Gothik City souffler sur sa nuque nue depuis bien longtemps. Quand elle habitait encore ici, elle avait de longs cheveux soyeux et elle veillait à toujours bien en prendre soin. C'était sa plus grande fierté. Son père lui avait souvent dit que c'était ce qui la rendait belle alors elle ne pouvait pas songer à les couper. Quand elle avait quitté Gothik City, elle avait aussi décidé de mettre fin à cette vénération qu'elle vouait à son père. Jamais plus elle n'avait loupé un rendez-vous chez le coiffeur.
Son père avait toujours été un modèle pour Izaki. Comme un rempart contre le monde … Quand il était mort et qu'elle avait été mise dehors avec sa mère, son monde s'était déjà presque effondré... Mais quand elle avait apprit les petits secrets que son père avait toujours refusé de dévoiler, elle avait finalement accepté d'admettre qu'elle n'avait aucun rempart contre le monde. Elle était toute seule et sans doute le resterait-elle toute sa vie.
Bien sûr, elle avait des contacts, une toile de gens sans importance qui feraient tout pour elle, la plupart du temps. Elle avait une double vie des plus efficaces. Gentille libraire en jupe longue le jour et assassin redoutable la nuit. Elle avait deux sortes de réseaux, deux quotidiens et pourtant jamais rien ne s'était mélangé. Elle avait même deux téléphones portables qui se différenciaient parfaitement.
Elle caressa doucement la fusée de son épée et se mordit doucement la lèvre. Qu'est-ce qui pourrait lui arriver de pire ? Etre capturée, être executée ? Hm, elle ne pouvait pas se le permettre, elle avait encore une longue liste de personne à faire payer pour son mariage, son rejet, sa vie toute entière, ainsi que la mort de sa mère. Avec un reniflement dédaigneux, elle sourit doucement. Elle allait se les faire tous en même temps, quel sport pour une fois.
La suite découlait d'elle même. Elle se battit contre plusieurs gardes, sans vraiment faire attention au nombre. Elle n'aimait pas ôter les vies des pauvres mecs de la garde mais c'était elle ou eux. Quand un carreau la toucha au flanc, elle poussa un grognement désapprobateur et trancha la tête du garde le plus proche. Elle tomba ensuite comme une plume un peu plus loin et soupira. La plaie commençait déjà à suppurer. Elle s'était malheureusement éloignée du chemin qui menait aux portes de la ville.
Quand le Comte la rejoignit, elle le plaqua au mur le plus proche et lui asséna un coup de tête puissant justement dosé pour lui casser le nez et non lui faire un cratère au milieu du visage. Ses deux mains étaient fortement cramponnées sur le col du veston de l'homme et elle le regardait avec fureur, les sourcils tellement froncés que la Mort elle même aurait eu les chocottes. Elle comprenait aisément qu'on ait pu dire que le Prince Yvan était son père.


« Qu'est-ce que vous voulez ? Vous ne m'emmènerez pas en taule à vous tout seul si c'est ce que vous comptez faire. »

Oui, elle était plutôt furieuse. Elle le lâcha ensuite et tourna les talons.

« Vous devriez rentrer. »

La blessure à son côté la faisait un peu boiter et elle ne doutait pas de ne pas être la lady la plus élégante de la City mais elle devait s'en aller au plus vite. Malgré sa somnolence et la douleur qui tiraillait sa peau. Elle devait résister et … Son corps s'écroula sur le sol avant même qu'elle n'ait pu faire cinq mètres.
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Emilien von Dast
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MessageSujet: Re: Bombshell [Emilien]   Ven 29 Aoû - 20:32

the GazettE ♫ Juunana sai

Emilien atterrit souplement à la suite de la jeune femme et s'aperçut qu'elle avait un carreau enfoncé dans le flan juste avant de heurter violemment un mur de pierres. La meurtrière venait de l'y plaquer et il put constater avec ravissement que le nettoyage obligatoire hebdomadaire était correctement exécuté. Un coup puissant dans le nez lui fit voir des étoiles et il tourna la tête alors qu'une douleur lancinante partait de son nez pour envahir la totalité de sa boîte crânienne. Emilien ne chercha pas à se défendre, de toute façon il aurait eu bien du mal. Non, il préférait attendre qu'elle se calme un peu. La bagarre, ce n'était pas vraiment ce qu'il préférait dans les négociations. Contrairement à son fils aîné, il avait un talent pour endormir la méfiance des gens et les convaincre de faire tout ce qu'il voulait d'eux. Bien sûr, il n'était pas infaillible et les exemples d'échecs n'étaient pas si rares. Néanmoins, il n'allait pas laisser tomber si tôt au sujet de cette fille.

Elle tenta de le persuader d'oublier l'histoire de la prison, ce dont il n'était même pas certain de lui avoir parlé, mais qu'importe ? Il n'était pas vraiment en position de répondre quoi que ce soit.
Alors qu'elle s'éloignait, il réfléchissait déjà à un moyen sûr de l'arrêter. Non, il n'avait aucune intention de suivre son conseil et de rentrer chez lui. Holly devait s'inquiéter, mais elle pouvait attendre. Hors de question de passer à côté de quelque chose d'important pour du sentimentalisme.
La solution s'imposa d'elle même, chanceux qu'il était, lorsque la criminelle s'effondra à terre. Emilien se précipita à ses côtés et examina son visage. Evanouie.


Son chargement sur l'épaule, le Comte alla toquer le plus discrètement possible à la porte d'une maison qui s'élevait sur trois étages. Une vieille femme ridée lui ouvrit, avant de lui sourire avec un regard entendu. Oui, il s'était encore attiré des ennuis.

« Désolé, Senbi. J'ai encore besoin de toi. »

Elle le fit entrer en secouant la tête et vérifia que la rue était dégagée avant de refermer la porte sur eux, les plongeant dans une ambiance chaude et intimiste. Il y avait peu de lampes à huile, allumées au minimum. Il fallait économiser quand on n'avait pas les moyens mais surtout, Emilien savait que Senbi aimait ça. Une petite table ronde recouverte d'un châle en laine bleue trônait au milieu de l'unique pièce du rez de chaussée. Dans un coin, une cuisinière avec trop peu de bûches dans le compartiment à combustible était recouverte de casseroles cabossées et d'une vieille tasse en terre cuite. Des tableaux peints de la main du fils de la vieille hybride décoraient maladroitement les murs recouverts d'une vieille tapisserie trouée ça et là.

« Je l'emmène dans la chambre de ta fille. Elle se trouve bien en séjour chez les Taylor ? Merci de ton aide. »

Il la vit fouiller dans un petit placard qu'il connaissait bien avant de gravir les grinçantes marches de bois jusqu'à l'étage. Celui-ci était composé d'un petit couloir et de deux minuscules chambres. L'une d'elles était à Senbi et l'autre à sa fille, Marjolaine. Emilien disposa la vampire blessée sur l'édredon fleuri élimé et examina sa blessure. Il avait déjà retiré le carreau, mais le mal était fait. Il dégagea le projectile de sous sa ceinture et huma la pointe. Pour sa part, il ne savait qu'en penser et espérait que Senbi aurait une meilleure idée. Elle arriva d'ailleurs quelques minutes après, une théière fumante et des morceaux de tissu blanc à la main. L'hybride se traîna jusqu'au lit et renifla directement la blessure. Elle hocha ensuite la tête.

« C'est bien ce que je pensais. Déshabille la pendant que je prépare le pansement. »

Emilien s'exécuta avec une petite pensée coupable pour sa femme. L'avantage avec les femmes Modernis était qu'elles se baladaient rarement nues du buste. Un soutien gorge masquait son intimité en grande partie, même si de par sa position légèrement penchée, Emilien avait tout loisir d'admirer l'un de ses tétons. Ce qu'il ne fit pas ! … Longtemps.
Senbi appliqua un tissu imbibé de son mélange d'herbes sur la blessure, puis Emilien l'aida à maintenir tout cela sous des bandages étroitement serrés.

«« Elle devrait se réveiller avant l'aube. Il lui faudra plusieurs jours de convalescence. A toi de la convaincre de ne pas bouger d'ici et de faire en sorte que Marjolaine reste chez les nobles plus longtemps. »

Emilien inclina doucement la tête. Ce serait fait.
Ils s'installèrent au rez de chaussée devant une tasse de thé plusieurs fois fait, sans que le Comte ne s'en plaigne. Il devait beaucoup à la grand-mère de Senbi et resterait bienveillant avec sa famille tant qu'il le pourrait. L'oreille tendue, il guettait le réveil de la jeune femme qui avait perturbé le mariage de sa fille. Tout en espérant que le messager qu'il avait envoyé pour apaiser Holly suffirait à lui éviter une punition.
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Izaki Jackson
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MessageSujet: Re: Bombshell [Emilien]   Mer 10 Sep - 19:10


La douleur était une chose qu'Izaki connaissait bien. Cependant, revenir ici réveillait ses plus vieux démons. Elle pensait avoir réglé les choses depuis longtemps avec cette partie de sa vie mais de toute évidence, c'était pour ça qu'elle était revenue ici. Parce qu'elle avait encore des comptes à rendre et qu'elle ne souhaitait pas juste s'en aller, passer à autre chose. Elle avait cru ne plus jamais avoir peur du noir et elle s'était lourdement trompé. Malheureusement.
Elle devait avoir six ou sept ans, il faisait vraiment noir dehors. Tout les étoiles étaient parties elle ne savait où et les lampadaires près du manoir n'avaient pas été allumés. Sa mère avait passé du temps à la rassurer avant de la laisser seule pour qu'elle prenne son bain tranquille. Izaki profitait de l'eau chaude, presque brûlante, quand son frère avait surgi depuis derrière un meuble pour lui faire peur. Si elle avait été humaine, cela aurait fait cessé de battre son pauvre cœur. Elle ne se souvenait pas bien de la suite. Il lui semblait qu'elle s'était évanoui, cependant elle était sûre d'une chose : Naile n'avait jamais été puni.
Cette nuit aussi, toutes les étoiles s'étaient enfuies. La lune aussi semblait avoir déserté le ciel de Gothik City. Mais la jeune femme n'avait pas eu peur cette fois, le temps, l'obscurité lui avait été bénéfique pour se faufiler dans le manoir. Oui, cette fois c'était elle qui avait fait une petite farce à son frère.


« Naile... »

Pourtant, elle avait aimé ses frères au début. Elle les avait même adoré, presque comme des dieux. Elle n'avait aucune honte à coller aux basques de Lilith dans l'espoir d'apprendre comment devenir aussi géniale que lui l'était. Elle adorait s'amuser avec Naile dans le jardin quand ils se lançaient des boules de neige à la tête. Mais ses frères ne l'avaient jamais aimé... Elle n'était pas faite pour être aimée par eux. Elle était une bâtarde.
Oh, ils lui avaient bien fait comprendre quand elle avait commencé à grandir. Elle n'était plus aussi mignonne et son père la gâtait un peu trop. Il avait même pensé à lui léguer le manoir. Oh, quelle erreur, cela avait attiré toute la hargne de ses frères contre la pauvre enfant qu'était encore Izaki. Elle avait passé des jours mornes et déçus à les éviter ou du moins à le tenter. Mais maintenant, elle était forte. Pourquoi ne leur avait-elle pas réglé leur compte avant ce soir ?


« Lilith ... »

Ses frères ne l'accepteraient jamais comme elle était alors à quoi pouvait-elle bien se raccrocher comme excuse pour essayer de les épargner ? Elle avait agi sans hésitation ce soir mais il ne lui était plus si facile de cacher ses sentiments à présent. Comment est-ce que Lilith pourrait prendre la perte de son seul frère autrement qu'en se donnant la mort ? Elle allait devenir l'héritière du manoir, de la fortune familiale comme le voulait son père alors pourquoi avait-elle des remords ? Ils l'avaient mérité !

La couverture était rêche sous sa peau et pourtant ce ne fût pas sa première préoccupation, elle qui était si habituée à son petit confort. Où était-elle ? Et où était le Comte ? Elle devait se tirer vite fait avant qu'il ne songe à la faire exécuter ou mettre en prison. Elle avait tué un Prince de Gothik City quand même, il ne serait sûrement pas tendre avec elle, même si elle avait des circonstances atténuantes et un bon mobile.
Elle se leva et récupéra son haut troué et tâché de sang. Génial, elle adorait ce haut putain ! Elle l'enfila et ressentit une forte douleur à l'endroit où le carreau s'était enfoncé. Elle devrait déjà être guérie depuis longtemps ! Que lui arrivait-il ? La porte s'ouvrit sur le Comte quand elle commençait à remettre ses bottes avec difficulté.


« Je m'en vais, j'ai des affaires à Modernis. »

Et elle ne mentait pas. Comment la bibliothèque pourrait elle tourner sans elle ?
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MessageSujet: Re: Bombshell [Emilien]   Dim 14 Sep - 11:54

Emilien perçut du mouvement et monta tranquillement à l'étage. Il avait abandonné une tasse de sang réchauffée sans ressentir une grande perte. Senbi faisait ce qu'elle pouvait avec ses moyens. Lorsque le Comte entra dans la chambre de Marjolaine, la vampire qu'il avait secourue était déjà debout, rhabillée convenablement et... apparemment prête à s'en aller. Il sourit largement et la rattrapa par le bras, fermement mais en essayant de ne pas lui faire de mal.

« Ca c'est absolument hors de question, malheureusement. »

Il agrandit son sourire et détailla la jeune femme. Elle semblait en forme, mais il n'était pas dupe. Il avait déjà vu des vampires s'effondrer après plusieurs jours de bonne santé, simplement parce qu'ils avaient laissé le poison ou la maladie progresser jusqu'à un point de non retour. Les herbes l'avaient soulagée et elle ne ressentait sans doute pas le besoin de se reposer, mais Senbi ne se trompait jamais.
Emilien repoussa doucement la meurtrière vers le lit et se plaça entre elle et la porte, en apparence détenu.

« Vous êtes gravement blessée. Il n'y a qu'ici que vous pourrez obtenir les soins et le repos dont vous avez besoin pour guérir. Je suis persuadé que vous avez effectivement des choses importantes à faire chez vous mais ne vaudrait il pas mieux les reporter plutôt que de vous tuer (littéralement) à la tâche ? »

L'idée paraissait effectivement bien saugrenue. Emilien sauta ensuite sur elle pour la plaquer sur le lit. Leurs corps étaient étroitement collés et il sentait chacune des formes de la vampire. Pour autant, il n'en était pas excité. Bien qu'il aimât jouer avec des femmes, flirter un tantinet avec elle, il savourait simplement le fait de faire un peu chavirer leurs sens, avant de s'en retourner à son éternel amour.

« La femme qui vous a soigné est mon amie, je lui dois énormément. Je ne permettrais pas que vous gâchiez le temps qu'elle vous a consacré. Alors je vous forcerai à rester, bon gré, mal gré. »

Emilien se dégagea et s'assit aux côtés de la jeune femme. Il allait bavasser, si c'était le seul moyen pour lui de la retenir sans avoir à devenir violent. Il décida de lui raconter pourquoi Senbi lui était si précieuse.


Cela faisait maintenant presque neuf cent ans. Neuf siècles qu'il était avec Holly. Elle avait été humaine, avant de se faire transformer en vampire par un malotru qui passait par là. Emilien l'avait sauvée, ça tout le monde le savait. Mais ce que tout le monde hormis lui même ignorait, c'était que Holly avait été sous l'aile de quelqu'un d'autre.
Abandonnée par ses parents dans un couvent aujourd'hui en ruine, elle projetait d'être une nonne exemplaire. Emilien avait beau en être éperdument tombé amoureux, il l'admirait pour ce choix, cette force de conviction, tout autant que pour sa beauté. Et il revenait la voir dormir, chaque nuit, bravant l'interdit. Un interdit que lui imposait la mère supérieure, une hybride au fort caractère. Cette femme était la grand-mère de Senbi, et elle s'était occupée de celle qui était aujourd'hui sa femme, la Comtesse et la mère de ses enfants. Elle l'avait nourrie, encouragée, épaulée quand toute sa famille se fichait bien d'elle.
Quand un escadron de nobles avait détruit le couvent dans une protestation contre Dieu, Emilien avait décidé de faire amende honorable en jurant de protéger la famille de la mère supérieure. Il avait assuré un logement à la mère de Senbi, une humaine. Il faisait de même avec la vieille hybride. Bien qu'elle soit pauvre, elle n'a jamais accepté d'obtenir le moindre sou de lui. Mais aujourd'hui, c'étaient ses enfants à elle qu'il surveillait. Marjolaine, sa fille, intégrait peu à peu le grand monde de la noblesse. Il ferait en sorte qu'elle fasse un beau mariage. Son fils était un artiste peintre et il s'occupait de le faire entrer dans les cercles des plus riches mécènes de Gothik City.


« N'est ce pas une belle histoire ? » conclut il, ravi de lui même.
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MessageSujet: Re: Bombshell [Emilien]   Mar 7 Oct - 19:42

Un bras puissant la retint et elle fronça largement les sourcils. De quel droit ce fils de pute de Comte la retenait de force ? Elle déglutit et essaya de ne pas se calmer. Quelque chose en elle la forçait à essayer d'écouter ce qu'Emilien Ier pouvait bien avoir à dire. Un soupir passa ses lèvres quand elle tenta en vain de se calmer, de ne plus penser à la tension qui crispait tout son corps. Elle détestait ça, quand elle ne pouvait se maîtriser.
Elle n'aimait pas qu'on se moque d'elle et de toute évidence, Emilien n'avait aucune honte à se moquer d'elle. Elle connaissait ce petit sourire en coin sur les bouches de nombreux nobles quand ils avaient apprit qui elle était. Oh, elle était sûrement encore un peu souffrante... il lui semblait que trop de souvenirs remontaient à la surface. Lilith, Naile, toutes ces personnes qui s'étaient moquées d'elle. Elle ne supportait pas ça …
Elle songea un instant que l'homme qui se tenait en face d'elle aurait pu être son grand-père si les rumeurs avaient dit vrai. Elle toucha un instant le bout de ses oreilles légèrement pointus et soupira. Sa mère n'était qu'une menteuse, n'est-ce pas ?
Elle se mordit la lèvre quand le Comte se remit à parler. C'était stupide n'est-ce pas ? Elle ne pouvait pas … elle devait s'en aller mais elle savait qu'il ne la laisserait pas partir. Son derrière atterrit en toute légèreté sur le lit et elle leva les yeux au plafond. Cette maison moisie devait appartenir à la femme dont elle entendait la voix en bas.
Elle se fit ensuite sauté dessus violemment et soupira. Le Comte était sexy et même carrément adorable de près mais elle ne ressentait rien d'excitation. Rien. C'était comme … quand elle se bagarrait avec son frère en étant petite. C'était familial et OH MON DIEU était-ce parce qu'elle croyait être sa petite fille ? Le poison la faisait délirer. Yvan lui avait bien dit qu'il n'était pas son père, n'est-ce pas ?
Alors que le Comte, désormais à ses côtés, déblatérait des choses sans grande importance, elle se remémora cette soirée, si importante. Il lui était évident maintenant qu'il lui avait menti, elle ressemblait à … au Comte. Oh bordel, elle était en plein délire.
Elle attacha ses cheveux, pas réflexe. Elle faisait toujours ça quand elle réfléchissait, comme pour avoir plus d'espace pour penser, pour faire circuler ses idées. Quand le Comte eut finit son histoire et lui posa une question, elle laissa passer un petit moment de vide sans bouger, sans respirer, sans rien dire. Elle réfléchissait intensément à sa propre personne. A sa possible conception. Est-ce qu'elle devenait folle ?
Finalement, elle se tourna vers le Comte et fronça les sourcils, comme elle le faisait toujours quand elle parlait à quelqu'un.


« Emilien, j'ai besoin que vous réfléchissiez. Est-ce que vous pensez qu'il est possible que je sois votre petite fille ? Votre fils Yvan a-t-il déjà eu une aventure d'un soir avec une femme ? »

Son sang battait à toute allure dans son estomac et dans les veines de son bras. Elle était surexcitée, sûrement à cause du poison. Et elle lui raconta son histoire à son tour. Comment, pourquoi elle pensait ça. Elle devait en parler à quelqu'un pour ne pas devenir complètement folle.
Senbi, puisque tel était son nom, rentra à ce moment et elle sourit doucement à la vampire, leur annonçant qu'il était temps pour Emilien de s'en dormir et pour elle de dormir. Dormir ? Comment dormir quand son esprit n'était occupé qu'à ça ?!

Une semaine plus tard, Izaki apprit qu'Emilien revenait la voir. La vampire avait apprit à connaître la vieille dame, à l'apprécier même. Elle avait apprit la veille qu'elle pourrait très bientôt repartir chez elle. Vêtue d'une robe de Marjolaine – la jolie bleue qui traînait par terre et qui avait une large ceinture blanche – elle vit le Comte entrer dans la petite maison alors que Senbi lui tirait les cartes. Elle ne lui accorda qu'un signe de tête et but une nouvelle gorgée de son thé alors que Senbi allait chercher une tasse pour le Comte. Gênée, Izaki fit semblant d'être passionnée par le livre ouvert sur ses genoux ''The Great Forest and its Bestiary''.


« Je pars demain au crépuscule. »

Elle avait parlé sans préavis. Elle voulait juste l'informer.
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Emilien von Dast
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MessageSujet: Re: Bombshell [Emilien]   Jeu 9 Oct - 10:04

Il s'attendait à quelques applaudissements, même tièdes. Mais rien. Nada. Cette fille, dont il ignorait toujours le nom par ailleurs, ne dit absolument rien. Elle garda le silence et Emilien l'imita, les lèvres légèrement pressées l'une contre l'autre, parce qu'il espérait toujours avoir une réaction.
Finalement, elle ouvrit la bouche, mais ce fut pour lui parler d'un tout autre sujet que l'histoire merveilleuse de sa rencontre avec Holly. Sa supposition eut au moins le mérite de le faire rire aux éclats.

« La fille d'Yvan ?! HAHAHAHAHAHA ! Pardonne moi, mais c'est vraiment trop... Non, c'est impossible, vraiment. Vraiment, sors toi tout de suite cette idée de la tête. »

Ce fut à cet instant que Senbi intervint, pour le virer lui et ordonner à la jeune femme de dormir. Oh, bien... Il n'y avait qu'elle pour lui donner de tels ordres sans qu'il prenne la mouche. Emilien obéit donc et descendit au rez de chaussée. Il informa Senbi de la date de sa prochaine venue et se retira. Il allait devoir fournir moult explications à Holly.


Une semaine plus tard, Emilien revint avec des nouvelles. D'abord, il avait fait en sorte que la fille de Senbi se fiance à un fils de noble, riche et beau. Ensuite, lorsqu'il débarqua dans la petite maison, il salua les deux femmes tour à tour.

« Bonsoir, Senbi. Bonsoir... »

Mais elle le coupa, le regard rivé sur ses genoux. Emilien haussa un sourcil et hocha lentement la tête. Elle ne restait plus qu'une journée alors... Bien, si c'était ce que Senbi avait autorisé. Bien sûr, il devait en toute logique la faire arrêter pour meurtre mais... il ne parvenait pas à se résoudre à cette solution. Sans doute parce que cette mort arrangeait Lucie, sa petite princesse d'amour.

« Je vois... Bon vent dans ce cas, mais fais attention aux gardes. Je ne te défendrais pas en cas de problème. »

Ce qui était la stricte vérité. Il était Comte, il ne pouvait pas faire ce qu'il voulait.
Senbi se retira dans le fond de la pièce pour faire réchauffer du sang et Emilien en profita pour prendre sa place à la table, où s'étalaient les vieilles cartes de tarot de la famille. Il en retourna une au hasard et se retrouva devant une femme accompagnée de son bébé qui s'époumonait contre la bordure stylisée. Bon... Il avait toujours détesté ce jeu.

« Tu en as fait, du chemin, depuis ta naissance ici. N'est ce pas, Cendrillon ? »

Oui, les nobles parlaient et il avait des oreilles. De très bonnes oreilles. Et un bon réseau d'informations également. Il soupira longuement et retourna face cachée la carte de tarot qui l'avait troublé.
Cette histoire avec Yvan l'avait travaillé toute la semaine. Bien entendu, il savait que c'était impossible. Son premier fils n'était attiré que par les hommes, même saoul. Alors que cette Izaki Castellis soit sa fille... Bien sûr, il y avait une ressemblance. Les cheveux, certains traits du visage... Mais ça ne pouvait être dû qu'à sa nouvelle vision des choses, ses doutes.
Pourtant, il y avait cette histoire, qui datait de... environ sept cent ans. Yvan n'avait même pas atteint la centaine d'années à ce moment et il était encore vulnérable. Il y avait eu cette femme, cette sorcière comme tout le monde l'avait nommée. Il avait raconté avoir été dupé, une femme masquée par sorcellerie derrière un physique d'homme. On l'avait attrapée, cette femme, elle avait été décapitée. Mais avec le recul, comment savoir s'ils avaient éliminé la vraie coupable ? Yvan l'avait identifiée mais dès l'instant où il y avait une histoire de changement d'apparence... Plus rien n'était sûr.

« J'ai réfléchi à ce que tu m'as dit. Il se pourrait, effectivement, dans une certaine mesure, que tu sois ma petite fille. C'est un peu tiré par les cheveux, mais cela pourrait être possible. C'est pourquoi, j'ai apporté ceci. »

Emilien retira de l'intérieur de sa veste une fiole en verre teinté de bleu. Une mousse orange tapissait le fond et un cheveu fine et noir reposait dessus. Il tendit la main et arracha quelques cheveux à Izaki, pour en glisser à l'intérieur de la fiole. Il y eut aussitôt une minuscule explosion contenue dans le verre, un peu de fumée grise et le verre changea de couleur. Devant la nouvelle teinte rouge, Emilien fit la grimace, puis repoussa la fiole sur le côté de la table.

« Tu n'es pas de ma famille. Ce test est formel. »
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MessageSujet: Re: Bombshell [Emilien]   Mer 5 Nov - 16:43

Survivre. Voilà ce qui avait été son but dans la vie jusqu'à présent. Oh, elle avait vécu, c'était sûr mais elle avait toujours pensé à ce qui se passerait si elle avait ne serait-ce qu'une seconde d’inattention. Elle savait qu'elle ne pouvait pas relâcher son attention, elle se sentait perpétuellement en danger. Parce que la police la recherchait, parce que sa famille voulait sa mort, parce que toute son existence elle n'avait été qu'une moins que rien qu'on essaye de frapper dans une ruelle pour s'amuser.
Et pourtant ici, elle se sentait bien. La vieille dame était de ceux qui pouvaient apaiser en un mot, en un regard. La vampire avait longuement insisté pour partir avant la date prévue mais la grand-mère avait lourdement refusé, comme s'il était de sécurité nationale qu'Izaki reste dans cette bicoque qui avait des trous partout et des gnomes dans le jardin. Du moins, la voleuse pensait que c'était des gnomes, elle n'avait jamais osé les approcher.
Elle avait donc décidé de se rendre utile. Elle avait désherbé le jardin (quand les gnomes n'y étaient pas), bouché les trous du plafond, réparé la porte du salon et fait la vaisselle tous les jours avec cette étrange pâte noire qui semblait servir de liquide vaisselle. Et puis elle aidait la vieille Senbi a préparer ses repas. Plusieurs fois, Izaki avait du se nourrir de sang dilué dans de l'eau grise mais elle s'en était contentée.
Finalement, la vie était douce ici et cela lui fendait le cœur de devoir partir. Loin de sa ville, loin de Senbi et loin de son possible père. Mais elle ne pouvait pas. Elle avait tué un prince par alliance et elle irait sûrement en prison si elle ne se faisait pas la malle très vite. Soupirant, elle ferma les yeux et regarda par la vitre sale le temps dehors. Peut-être pourrait elle rester un peu … juste un peu plus.
Le Comte lui indiqua de faire attention aux gardes et elle hocha tristement la tête. Elle avait déjà demandé à Senbi de lui prêter – donner serait un terme plus juste parce qu'elle ne reviendrait sûrement pas avant un moment – une cape en laine verte un peu rongée par les mites mais tout à fait adorable. Elle tenait chaud et cachait son visage, c'était l'essentiel dans ce genre de situation. Ses yeux se fermèrent elle se surprit à ressentir un pincement au cœur.
Elle se sentait stupide d'avoir autant voulu ça … d'avoir autant voulu rester. Sa vie n'était pas ici et elle serait très heureuse de rentrer quand serait venu l'heure. Elle ferait mieux d'arrêter d'y penser.
Elle releva la tête quand il prononça son surnom. Il était au courant. Elle détestait ce surnom stupide que ses frères lui avaient donné et regarda ailleurs en crispant les poings. Pourquoi maintenant ? Toute sa sérénité s'était envolée, comme un papier de bonbon dans le vent. Ce simple mot avait provoqué un ouragan de sentiments contraires en elle.


« Ne m’appelez pas comme ça. »

Pourquoi venait-il dans cette maison ? Pour l'emmener en prison ? La tourmenter ? S'amuser de sa supposition de l'autre jour ? Elle avait bien comprit à quel point elle avait été ridicule quand il avait éclaté de rire, se moquant d'elle sans aucune retenue. Il était finalement comme tout ces nobles, ni pire, ni plus vertueux.
Quand il reprit la parole, elle hoqueta et se laissa reculer, instinctivement. Est-ce qu'il se moquait encore d'elle ? Est-ce qu'elle était censée tomber dans le panneau. Elle déglutit et regarda ce qu'il avait sorti. Est-ce que ça pouvait marcher? Elle n'était plus sûre de grand chose depuis qu'elle avait débarqué à Gothik City une semaine plus tôt. Est-ce qu'elle avait bien fait de tuer son frère, par exemple ?
Elle se fit arracher des cheveux qui furent précipités dans la fiole au contenu suspect. Après un peu d'attente, elle vira au rouge et le Comte lui affirma ne pas être de sa famille. Elle hocha lentement la tête et sourit. Elle se sentait un peu mal mais aussi soulagée. Sa mère n'avait donc pas menti à son père et ne l'avait donc pas trompé. Toute sa vie ne reposait donc pas sur un mensonge. Elle glissa une main sur celle d'Emilien et sourit.


« Merci d'avoir fait ça pour moi. »

Elle se pencha et l'embrassa, tendrement, sur les lèvres avant de se reculer. Au moins, elle pouvait faire ça. Se levant, elle ramassa ses jupes et sourit à Senbi.

« Je vais m'en aller maintenant, je me sens parfaitement bien. »

Plus légère surtout. Maintenant elle savait de source sûre que ses deux parents étaient morts. Et puis elle avait du travail à faire. La vieille dame sourit et décida de ne pas la contredire pour une raison étrange. Dix minutes plus tard, elle était en bas, vêtue de la cape, un gros sac à la main. Et elle attendait Emilien pour repartir avec lui. Ils pourraient faire un peu de route ensemble.
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Emilien von Dast
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MessageSujet: Re: Bombshell [Emilien]   Ven 7 Nov - 21:29

lynch. ♪ Devi

Il se dégoûtait un peu pour le coup. Il avait menti à une jeune femme sur ses origines. Elle serait sûrement très déçu. Peut être même remettrait elle en cause ce qu'il lui avait affirmé. Et pourtant... Elle posa la main sur celle du Comte et afficha un air franchement soulagé, avant de le remercier chaleureusement. Emilien haussa les sourcils, plus que surpris. Lui qui pensait que tout le monde rêvait d'être affilié à la famille Von Dast, pour le prestige et la richesse. Apparemment, non, pas tout le monde. Il se sentait légèrement insulté, mais cela valait mieux de toute façon. Ainsi, elle ne poserait pas de difficulté.

« De rien. »

Il aurait aimé lui assurer qu'il ne se faisait que le messager de la vérité, mais ces mots lui auraient trop écorché la bouche. Inutile d'en rajouter si elle n'avait pas besoin d'être convaincue. Izaki se leva et l'embrassa sur les lèvres. Emilien ne se sentit pas mal à l'aise, au contraire. Tout était parfaitement normal. Elle était sa petite fille après tout. Il n'avait pas honte d'un baiser aussi chaste. Mais elle, comment le voyait elle ? Certainement pas comme une technique de drague, elle le savait marié et il était évident qu'elle ne le portait pas vraiment dans son cœur. Dans le cas contraire, elle cachait très bien son jeu.
Ceci terminé, elle annonça qu'elle partait, sur le champ. Emilien n'avait rien à redire. Après tout, elle était guérie et il avait renoncé à l'idée de la faire arrêter. Tout le monde s'en fichait bien, finalement. Tandis qu'elle préparait ses affaires, Emilien parla à Senbi de sa fille. L'hybride était contente de la tournure que prenaient les choses. Dans quelque jours, la jeune vampire reviendrait chez sa mère, mais ce serait pour des adieux déchirants. Ensuite, elle se marierait et vivrait ailleurs. Si le jeune mari était généreux, il subviendrait aux besoins de Senbi. Mais le Comte savait que la vieille femme refuserait certainement.

Izaki reparut, toute apprêtée pour le voyage, et Emilien se leva. Il laissa sa petite fille secrète aller dehors pendant qu'il disait au revoir et remerciait convenablement la vieille hybride. Alors qu'il allait sortir de la maison, des bruits de lutte lui parvinrent.

« On nous a bien renseigné. Emparez vous d'elle ! Au cachot, sans attendre. »

Une fois qu'il fut certain que les soldats ne pouvaient plus le voir, il passa la tête au dehors de la maison. Une dizaine d'hommes était venue récupérer Izaki. Impossible pour elle de s'en sortir. Elle avait perdu son sac dans l'affaire, que le Comte ramassa. Zut, il ne pouvait décemment pas laisser la fille d'Yvan aux cachots.

Il lui fallait un plan.


Plusieurs heures avaient passé depuis l'arrestation d'Izaki. Emilien avait dû faire un beau discours sur l'intolérance face aux criminels, la vengeance lorsqu'on s'en prenait aux membres de sa famille, la douleur et le soulagement relatif de Lucie. Un monceau de bêtises.
Les juges avaient statué sur le cas de la criminelle sans hésitation : décapitation sur la place publique. Emilien avait réussi à intervenir juste à temps pour donner une date. Deux semaines. Si jamais il échouait dans son entreprise, il aurait un peu de marge.

Dès qu'il put être tranquille, il revêtit des habits de mendiant et une lourde cape sombre, qui cachait ses longs cheveux blonds retenus en queue basse. Il emprunta l'un des passages secrets qui trouaient l'intérieur des murs du château, se faufilant dans les galeries comme un rat, sans éclairage, se fiant à sa mémoire et son sens de l'orientation. Il réussit finalement à débouché dans les cachots, juste à côté de la cellule d'Izaki. Bien sûr, il s'était assuré qu'on la place précisément à cet endroit.
Emilien replaça le plus silencieusement possible le faux mur de pierres et s'approcha de la porte de la cellule d'Izaki.

« Hey ! l'interpella-t-il à voix basse. Cendrillon ! Tu veux sortir d'ici ? »

Ah oui, elle avait dit qu'elle refusait qu'il prononce ce ridicule surnom. Mais il ne pouvait se résoudre à l'appeler par son prénom à voix haute. Ca aurait été reconnaître ouvertement leur lien de sang.
Emilien garda la tête baissée, pour ne pas qu'elle le reconnaisse du premier coup d’œil, mais aussi pour que si un garde s'approchait, il ne puisse l'identifier.
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MessageSujet: Re: Bombshell [Emilien]   Mer 12 Nov - 13:53


Une toute nouvelle liberté s'offrait à elle, bien loin de ce qu'elle avait connu jusqu'à présent. A présent, sur la parole du Comte, elle savait ne pas faire partie de la famille comtale. Elle était bel et bien la fille de son père et quiconque remettrait ça en compte recevrait une grosse patate dans la tête. La voleuse était un peu fière, un peu soulagée mais surtout, surtout, libre. Libérée de ses craintes, délivrée du poids du doutes, elle ne se poserait plus de questions.
Néanmoins, elle devait quand même se méfier. Bien qu'avec le Comte en ce moment même, elle n'était pas assurée de rentrer chez elle en toute sérénité. Elle avait déjà passé assez de temps ici et le simple fait de savoir sa bibliothèque seule la mettait dans tout ses états.
Elle s'étonnait tout de même de ressentir un tel dégoût envers Emilien, comme si son cœur savait qu'ils étaient de la même famille. Il était pourtant impossible qu'ils le soient. Il ne lui avait pas menti, elle l'avait vu de ses propres yeux. Et puis, quel intérêt aurait-il eu à lui mentir. Il était clair qu'elle n'aurait rien réclamé même s'ils avaient été affiliés. Elle n'avait aucune intention de laisser tomber sa boutique.
Bien sûr, elle aurait été ravie d'être fixée, même si Yvanov avait été son père. Son géniteur du moins. Tout ce qu'elle voulait, c'était savoir la vérité, quelle qu'elle soit. Elle fixa un instant le grand blond avant de se mordre la lèvre. Non, c'était ridicule, il ne lui aurait pas menti. Quoiqu'il en soit, elle ne comptait plus remettre ces connaissances en question. Elle n'avait plus l'âge de voir des complots partout.
Elle enlaça la vieille hybride qui semblait être la plus gentille personne du monde et soupira en lui disant au revoir. Elle avait quelques larmes aux yeux et ces embrassades ressemblaient bien trop à des adieux. Izaki avait prit la liberté de cacher un sac rempli de pièces d'or sous son oreiller avant de descendre. Elle savait bien que la vieille guérisseuse n'accepterait rien d'elle si elle osait lui demander en face alors elle avait décidé de faire ça en ''oubli volontaire''.
Elle laissa Emilien faire lui aussi une embrassade chaleureuse et sortit dans le terrible froid qui régnait en permanence sur la City. La saison des glaces approchant, le vent se faisait plus fort, la neige plus ferme. Quelques flocons tombèrent devant elle avant qu'elle n'entende les pas précipités dans la rue. Elle vit plusieurs hommes d'armes qui semblaient plutôt énervés. Okay, le Comte l'avait trahie.
Elle tenta de se battre mais du bien se rendre, laissant tomber son sac à terre qui resta là, dans la neige. Il serait recouvert d'ici peu et elle aurait un mal fou à le retrouver si on ne lui avait pas déjà volé. Oh fichtre, elle haïssait les gardes !

Elle avait été condamné à la décapitation. En place publique. Oh, elle réussirait bien à s'en sortir, d'une façon ou d'une autre. Elle n'aurait qu'à faire quelques cabrioles et s'enfuir aussi vite qu'elle pourrait. La voleuse poussa un soupire et regarda autour d'elle. Des cellules vides, à part celle qui contenait deux ivrognes qui semblaient avoir assez d'alcool dans le sang pour tenir des années à être saouls.
Un bruit se fit entendre et elle soupira. Oh, on venait lui rendre visite. Un chuchotement lui vint, de l'endroit opposé aux escaliers et elle haussa un sourcil. Jamais elle ne pourrait aimer ce surnom. Elle s'avança plus près et essaya de scanner la personne de son regard. Pouvait-ce être … ? Elle hoqueta quand elle entendit des bruits de pas dans l'escalier. Merde !
Le Prince Noir en personne était venu lui rendre visite. Elle recula de deux pas quand il vint devant sa cellule et elle regarda ailleurs. Son aura était bien celle d'un homme en colère.


« Pourquoi ?
-Pardon ?
-Pourquoi tu as fait ça ? »

Elle soupira et leva les yeux au ciel. Quitte à se faire saquer par le Comte, autant foutre un peu la merde.

« Votre sœur m'a engagé. »

Le Prince ne cilla pas et continua de la fixer. Quoi ? Il avait une réponse non ? Ils entendirent tout les deux un bruits de pierre qui les firent tourner la tête. Rapide, le général se saisit de l'intrus qui lui avait parlé – celui qui aurait pu la sauver, et il rabattit sa capuche.
Et la voleuse resta sur le cul. Oh. Emilien.
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Emilien von Dast
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MessageSujet: Re: Bombshell [Emilien]   Jeu 15 Jan - 14:07

La tension était bien palpable dans cette partie du cachot. La jeune vampire cherchait à l'identifier et Emilien baissa un peu plus la tête, s'assurant d'être dans l'ombre. Même pour quelqu'un de leur espèce, il était difficile d'y voir clairement dans cet endroit. Emilien allait insister, transformant sa voix pour la rendre plus rocailleuse, mais il n'eut pas le temps de placer un mot. Des bruits de pas rapides et rythmés les interrompirent. Emilien sentit une vague d'affolement monter en lui, car il reconnaissait cette démarche. Reculant précipitamment vers le passage secret, il n'eut cependant pas le temps de faire jouer le mécanisme avant l'apparition d'Yvan. Son fils semblait être dans une colère noire, ce qui joua en la faveur du Comte, sans doute. Le Prince Noir, ainsi qu'on le surnommait, se concentrait tout entier sur celle qu'il ignorait être sa fille. Il était plutôt heureux pour Izaki d'être enfermée car sinon, Emilien était prêt à parier qu'Yvan aurait fait plus que l'agresser verbalement. Cette réaction lui était d'ailleurs incompréhensible, car son fils aîné n'était pas du genre à faire dans les sentiments.
Décidant que plus il restait là, plus il risquait de se faire découvrir par le prince, Emilien chercha à activer la sortie cachée. Malheureusement, les pierres firent plus de bruit qu'il ne l'aurait pensé et il n'eut pas le temps de s'engouffrer dans le passage avant qu'Yvan ne le remarque et ne l'attrape. La secousse provoquée le fit lâcher sa bague, clef pour le passage secret. Elle rebondit sur le sol de pierre en tintant de façon parfaitement audible, sous les yeux d'Yvan, qui s'écarquillèrent sous l'effet de la surprise. Ce fut là qu'il lui retira sa capuche, dévoilant ses traits. Emilien lui offrit un sourire d'excuse, ce dont son fils aurait dû profiter, étant donné la rareté de l'événement. Ce qu'il ne fit pas, bien entendu. A la place, il le relâcha, respectueusement. Malgré tout, la colère ne quittait pas ses yeux. Bien au contraire, elle était plus forte que jamais. Emilien tira un peu sur ses guenilles pour se mettre plus à l'aise et vérifia qu'aucun garde n'approchait.

« Yvan, tu dois me laisser libérer cette jeune femme.
-Et pourquoi est ce que je ferais une chose pareille ? Elle s'est rendue coupable du meurtre de...
-Oui, oui, je sais. D'ailleurs, je me demande pourquoi ça t'importe autant. On ne peut pas dire que ce jeune homme ait été d'une importance capitale dans les affaires de la City. »

A la grande surprise d'Emilien, Yvan détourna le regard, l'air toujours aussi furieux, mais avec un trouble en plus. Le Comte haussa les sourcils et ne put s'empêcher de sourire avec une certaine satisfaction moqueuse.

« Nooon ! Yvan ! Je n'aurai jamais cru te voir un jour embarqué dans une histoire aussi dramatique. Etre l'amant du fiancé de ta sœur, c'est...
-Il suffit père ! Je... Il n'y a rien de la sorte... Imaginez un peu que cette fille ait visé un peu plus qu'un petit noble sans grande importance... Elle...
-Oui, oui. Passons. Yvan, il faut absolument qu'elle s'en sorte et retourne d'où elle vienne. Ne fais pas cette tête, aies un peu confiance en moi ! … Oh ! Très bien, je vais tout te dire ! »

Emilien se rapprocha alors de son fils et lui murmura quelques mots à l'oreille. Yvan s'en trouva encore plus troublé et ne cessa, à partir de ce moment, de fixer la prisonnière.

« Très bien. Je vais vous aider. Je vais distraire les gardes. Vous, prenez la fuite. Cachez vous près des portes, je vous y rejoindrai dès que je pourrai et vous ferai sortir. »

C'était donc entendu. Yvan libéra Izaki et prit sa place, en lui accordant un regard presque humide. Du niveau d'Yvan, c'en était émouvant. Emilien sourit et rabattit sa capuche sur son visage. Puis, il indiqua le passage secret à la jeune femme.

« Après toi. »

Il jeta un dernier coup d’œil à Yvan avant de s'engouffrer dans le passage derrière sa petite fille. Il était tellement fier de lui !
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Bombshell [Emilien]
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